En savoir plus sur le tourisme éthique

  Depuis plusieurs années, de nombreuses associations expérimentent des formes de tourisme alternatif, dans un véritable bouillonnement d’initiatives.

Les concepts évoluent, s’affinent en même temps que les termes foisonnent.

L’UNAT (Union Nationale des Associations de Tourisme et de Plein Air), en lien avec les associations, a mené un travail de réflexion sur ce sujet.

Voici quelques définitions des concepts les plus usuels. Ces définitions ne sont pas figées mais évoluent constamment, enrichies par les expériences de chacun.

  • Tourisme durable :

Il fait référence à la notion de développement durable défini à Rio en 1992. Les principes du tourisme durable ont été définis en 1997 et actualisés en 2004 par le Comité du développement durable du tourisme de l’Organisation Mondiale du Tourisme :

« Les principes directeurs du développement durable et les pratiques de gestion durable du tourisme sont applicables à toutes les formes de tourisme dans tous les types de destination, y compris au tourisme de masse et aux divers créneaux touristiques. Les principes de durabilité concernent les aspects environnemental, économique et socioculturel du développement du tourisme. Pour garantir sur le long terme la durabilité de ce dernier, il faut parvenir au bon équilibre entre ces trois aspects ». Le tourisme durable doit :

  • Exploiter de façon optimum les ressources de l’environnement.
  • Respecter l’authenticité socioculturelle des communautés d’accueil.
  • Assurer une activité économique viable sur le long terme offrant à toutes les parties prenantes des avantages socioéconomiques équitablement répartis.Le tourisme équitable se réfère au commerce du même nom.
  • Le tourisme équitable:

C' est un ensemble d’activités de service, proposé par des opérateurs touristiques à des voyageurs responsables et élaboré par les communautés d’accueil, autochtones (ou tout au moins en grande partie par elles). Ces communautés participent de façon prépondérante à l’évolution de la définition de ces activités (possibilité de les modifier, de les réorienter, de les arrêter). Elles participent aussi à leur gestion continue de façon significative (en limitant au maximum les intermédiaires n’adhérant pas aux principes du tourisme équitable). Les bénéfices sociaux, culturels et financiers de ces activités doivent être perçus en grande partie localement, et équitablement partagés entre les membres de la population autochtone (extrait de la charte du Tourisme Equitable élaborée au sein du groupe de travail « Tourisme » de la plate-forme du Commerce équitable). Les associations qui se définissent « de tourisme équitable » sont censées se soumettre au contrôle de la plate-forme du Commerce équitable.

  • Tourisme solidaire :

Le tourisme solidaire regroupe les formes de tourisme qui mettent au centre du voyage l’homme et la rencontre et s’inscrivent dans une logique de développement des territoires.

L’implication des populations locales dans les différentes phases du projet touristique, le respect de la personne, des cultures et de la nature et une répartition plus équitable des ressources générées sont les fondements de ces types de tourisme.

  • Le voyage solidaire :

Un voyage solidaire est avant tout une formidable opportunité de découvrir un pays, sa culture et ses populations. Un voyage solidaire est aussi un choix de "vacances différentes", dans un esprit de rencontre et d’ouverture.

Un voyage solidaire se caractérise par :

  • La préparation au voyage : savoir où on va pour mieux y être… Le voyageur qui opte pour cette forme de tourisme est un consommateur responsable et respectueux des populations d’accueil.
  • Des opportunités de rencontre avec les populations locales : Visites à des associations, activités culturelles, logement chez l’habitant, séjours d’immersions…
  • La prise en compte des problématiques environnementales : gestion des déchets, gestion des ressources…
  • La répartition équitable des bénéfices.
  • Des projets de développement déterminés avec les populations d’accueil et financés grâce à une partie du prix du voyage : scolarisation, formation, santé, adduction d’eau,…
  • L’autonomie ou la forte implication des partenaires locaux pour l’organisation des voyages sur place.

A ce jour, nous nous reconnaissons complètement dans la notion de tourisme solidaire.